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Les origines
De l'idéal au réel...
C'est dans la première partie du XIXe siècle qu'apparaissent les premiers courants socialistes en France. Les premiers théoriciens socialistes (Saint-Simon, Fourier, Cabet, Leroux) manifestent une grande imagination ; d'où leur appellation posthume de "socialistes utopiques". Beaucoup de leurs intuitions méritent encore l'intérêt mais leur influence dans les milieux populaires demeure marginale.
La fracture de 1920
Le congrès de Tours et "la vieille maison"
Le congrès de Tours de décembre 1920 survient après l'échec électoral de 1919 (chambre "bleu horizon") et l'échec syndical des grandes grèves de 1920. Par ailleurs, les bolchéviques croient à la possibilité d'une révolution mondiale et recherchent la constitution d'une avant-garde révolutionnaire dans chaque pays (cf. les 21 conditions d'adhésion à la IIIe internationale, imposées par Lénine).
La résistance au fascisme
Le Front Populaire
Cette union se concrétise le 14 juillet 1935 au cours d'une cérémonie où des délégués de toute la France prêtent le serment du Rassemblement populaire. Pour la SFIO, comme pour le PCF, il ne s'agissait pas de construire le socialisme. Le Front populaire a été ce grand mouvement défensif qui, dans une coalition originale, a regroupé socialistes, communistes, radicaux et syndicalistes de la CGT réunifiée depuis mars 1936, auxquels il faut ajouter de nombreuses associations de gauche (comme la Ligue des droits de l'homme).
La guerre froide et les guerres coloniales
Occupée d'abord à la reconstruction du pays et à la création d'une nouvelle démocratie parlementaire, la SFIO se trouve rapidement confrontée, à l'intérieur, au problème de la concurrence communiste et, à l'extérieur, à la constitution des deux grands blocs antagonistes. Aux élections de 1945, le PCF dépasse pour la première fois la SFIO (26 contre 24 %). Le congrès de septembre 1946 se tient alors que le parti traverse une grave crise d'identité. Guy Mollet anime une tendance de gauche composite qui met en minorité la direction sortante (Daniel Mayer) soutenue par Léon Blum.
La recomposition de la gauche socialiste
1958-1965 : le nouveau paysage socialiste
L'attitude vis-à-vis du régime gaulliste opère un nouveau clivage. Une minorité de la SFIO, d'autres élus de la gauche républicaine comme François Mitterrand et Pierre Mendès France, se dressent contre le "coup d'Etat". Les minoritaires de la SFIO quittent le parti et fondent le Parti socialiste autonome, dirigé par Edouard Depreux et Alain Savary. En 1960, le PSA fusionne avec de petits mouvements de chrétiens de gauche et de dissidents communistes, l'Union de la gauche socialiste (Gilles Martinet, Claude Bourdet), Tribune du Communisme (Jean Poperen) pour former le Parti socialiste unifié (PSU).
1971 - 1981
La réunification de la famille socialiste
C'est le congrès d'Epinay, en 1971, qui marque l'étape la plus importante de l'unité et de la rénovation du socialisme. Au PS s'agrègent désormais la CIR et une partie du "courant chrétien". Le congrès d'Epinay élit François Mitterrand comme Premier secrétaire et donne mandat à sa direction de préparer un accord de gouvernement avec le PCF. En mars 1972, le congrès de Suresnes adopte le programme "changer la vie". En juin, le programme commun est signé avec le PCF et contresigné par les radicaux de gauche peu après. En mars 1973, les élections donnent plus de 48 % des voix à la gauche. En 1974, après la mort de Georges Pompidou, François Mitterrand est à nouveau le candidat unique de la gauche. Il échoue de peu face à Valéry Giscard d'estaing (49,6 % des voix au second tour) et ce résultat marque la progression des socialistes et des forces de gauche dans le pays.
1981 - 1993
Le premier septennat
Le 10 mai 1981, l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République ouvre une période nouvelle dans l'histoire du socialisme français. C'est la première alternance politique entre la gauche et la droite sous la Ve République. Les élections législatives de juin sont un triomphe pour le PS : pour la première fois de son histoire, il obtient la majorité absolue à l'Assemblée nationale et devance nettement le PCF qui enregistre un recul certain. Pierre Mauroy forme un gouvernement auquel participent quatre ministres communistes.
Un nouveau cycle politique
Le parti socialiste, bien que restant le premier parti à gauche, prend conscience de la nécessité de sa remise en cause et de sa reconstruction pour redresser son influence dans son électorat et notamment dans les milieux populaires.
Après le comité directeur du 3 avril 1993 et la démission collective de la direction, une direction provisoire se met en place, présidée par Michel Rocard, qui décide la réunion d'états généraux du parti. Quelques jours plus tard, le parti socialiste subit un deuil cruel lorsque le 1er mai 1993, Pierre Bérégovoy choisit de se donner la mort.
Le PS de 1997 à 2006
Le divorce avec le pays n'a jamais eu lieu quoiqu'en disent certains. Malgré l'usure du pouvoir et l'échec de 93, les Français en 1995 avaient porté la gauche avec Lionel Jospin en tête au premier tour de l'élection présidentielle. Cette « remontée » est confirmée en 1997 lorsque Jacques Chirac, conseillé alors par un certain Dominique de Villepin, décide de dissoudre l'Assemblée nationale.
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