S'abonner à la newsletter :
Bienvenue sur le site de la Fédération du Parti Socialiste de Loire-Atlantique --- Pour nous rejoindre, c'est facile : remplissez le formulaire (rubrique ADHERER) ---
Dimanche 05 septembre 2010
Vous êtes ici : Le Parti socialiste |  Histoire du Parti | 
Un nouveau cycle politique

Le parti socialiste, bien que restant le premier parti à gauche, prend conscience de la nécessité de sa remise en cause et de sa reconstruction pour redresser son influence dans son électorat et notamment dans les milieux populaires.
Après le comité directeur du 3 avril 1993 et la démission collective de la direction, une direction provisoire se met en place, présidée par Michel Rocard, qui décide la réunion d'états généraux du parti. Quelques jours plus tard, le parti socialiste subit un deuil cruel lorsque le 1er mai 1993, Pierre Bérégovoy choisit de se donner la mort.

Aux états généraux de Lyon, en juillet 1993, la parole est donnée aux militants et sympathisants sur le bilan, le projet, la stratégie et le militantisme aujourd'hui. Les fédérations envoient 2358 délégués (militants et sympathisants) à Lyon. La procédure, inédite, est une réussite, et le rapport final est approuvé à la quasi-unanimité. Les états généraux confirment l'unité du parti remobilisé, sa stratégie de rassemblement à gauche et un redéploiement dans les réseaux associatifs et professionnels.

Au congrès du Bourget, en octobre 1993, trois textes sont soumis aux militants. La motion "Refonder" présentée par Michel Rocard, propose des options différentes sur cinq questions (réduction du temps de travail, commerce international, institutions européennes, institutions, mode de scrutin) sur lesquelles seuls les militants votant pour ce texte se prononcent. Elle obtient 83% des voix. Les deux autres motions défendues respectivement par Jean Poperen et Louis Mermaz obtiennent 11% et 6%. Le parti définit son programme sur trois thèmes principaux "réduction du temps de travail - nouvelle donne européenne - égalité continue des chances " et s'engage dans la préparation des Assises de la transformation sociale. Son Premier secrétaire est élu pour la première fois par le congrès au suffrage direct. Michel Rocard, confirmé à la direction du Parti par 80,92 % des votes du congrès, annonce qu'il conduira la liste socialiste aux élections européennes, sur laquelle la parité "un homme - une femme" sera respectée. Le redressement marqué par les élections cantonales de mars 1994 ne se confirme pas aux élections européennes de juin. La liste conduite par Michel Rocard n'obtient que 14,6 % des voix, talonnée par la liste de Bernard Tapie. Au conseil national du 19 juin, Michel Rocard est en minorité et un nouveau Premier secrétaire, Henri Emmanuelli, est élu. Il est confirmé par le vote des délégués au congrès de Liévin en novembre 1994. La motion présentée par Henri Emmanuelli recueille 92,15 % des voix contre une motion défendue par de jeunes militants, qui regroupe 7,85 % des voix.
Henri Emmanuelli met en avant une volonté d'opposition au libéralisme dominant.
Mais ce même congrès de Liévin, marqué à gauche, est également dominé par la perspective d'une candidature de Jacques Delors, encore président de la Commission européenne.

En décembre, le retrait de Jacques Delors ouvre une période incertaine. Pour la première fois dans l'histoire, deux candidats à la candidature se confrontent : Henri Emmanuelli et Lionel Jospin qui sont départagés par un vote direct et secret des militants. Le vote avantage largement Lionel Jospin. Ce dernier se trouve investi lors d'une convention de désignation le 5 février 1995, qui marque le lancement de la campagne présidentielle. Trouvant un ton juste, alliant volonté réformatrice et réalisme, réclamant un "droit d'inventaire" sur le bilan socialiste, Lionel Jospin réussit à être en tête des candidats du premier tour, avec plus de 23 % des voix et à regrouper 47,3 % des suffrages au second tour. Ce succès relatif permet de mettre en place les conditions d'un renouvellement pour le Parti socialiste. Quittant la Présidence de la République, François Mitterrand encourage les socialistes à affronter le cycle politique qui s'ouvre. Il décède quelques mois plus tard, le 8 janvier 1996.

Sa période nouvelle est d'abord marquée par un changement de direction. En juin 1995, Henri Emmanuelli propose de s'effacer et de laisser à Lionel Jospin la responsabilité de conduire les socialistes.
Celui-ci accepte à la double condition de réaliser l'unanimité des composantes du parti et pouvoir mener à bien une rénovation approfondie des idées et des structures.
Une commission de rénovation se met en place et travaille tout l'été. Elle propose un programme de réformes. Celui-ci, comme l'élection de Lionel Jospin, Premier secrétaire, est soumis au vote direct et secret des militants lors de la Convention nationale du 14 octobre 1995.

 
Mentions légales | Webmestre | Crédits
Politic © Inovagora eZ Publish
Menu haut Contenu Accessibilité Accueil Plan du site Rechercher sur le site Contact Mentions légales