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Samedi 11 février 2012
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Géorgie, Caucase : instabilité aux portes de l'Union européenne

Caucase Le mois d'Août 2008 fut marqué par le début des combats entre la Russie et la Géorgie.

Ces combats se sont enclenchés en Ossétie du Sud et ont gagné l'Abkhazie, deux provinces Géorgiennes qui sont frontalières de la Fédération de Russie et qui demandent leur indépendance. Avant le début des combats, la Russie y assurait un mandat de maintien de la paix. Le président Géorgien Saakachvili a fait du maintien de ces provinces en Géorgie une priorité.

La Géorgie a clairement lancé l'offensive sur la capitale d'Ossétie du Sud, ce qui a déclenché le conflit. Ensuite, la Russie a outrepassé son mandat de maintien de la paix et fut peu respectueuse des engagements qu'elle a pris devant la communauté internationale en termes de retrait militaire. Aujourd'hui, les civils des zones touchées par les combats ont gagné Tbilissi et des réfugiés des provinces indépendantistes ont aussi gagné la Russie. Depuis des années la Russie délivre de nombreux visas aux ressortissants de ces provinces.

En termes de droit international, se confrontent deux logiques : le principe d'intégrité territoriale et le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. La reconnaissance aujourd'hui de l'indépendance des provinces par la Douma et par le gouvernement Russe pose un grave problème d'effet d'entraînement possible pour d'autres pays ou provinces aux frontières de la Russie, aux portes de l'Europe.

Avec ce conflit qui s'est déclenché alors que les jeux olympiques s'ouvraient à Pékin, la Russie a marqué de manière brutale son retour sur la scène internationale. La Géorgie, dominée par un sentiment nationaliste certain, semble s'être soudée autour de son président, qui était pourtant en relative difficulté au plan intérieur avant le début du conflit.

L'Union européenne a réagit avec le déplacement du Président Sarkozy dès le début du conflit et en convoquant un Conseil Européen extraordinaire pour discuter des relations entre l'Union européenne et la Russie. Si l'on est optimiste, on peut se féliciter qu'une telle initiative ait pu être prise, « le verre est à moitié plein ». Si l'on est critique, on peut constater que le résultat de la concertation est décevant, « le verre est à moitié vide », si l'on est progressiste, considérons que « le verre doit pouvoir encore se remplir ». Dans un contexte ou visiblement la fin de la Guerre froide n'a pas sonnée, l'Union européenne constitue un pôle de démocraties stables qui doit renforcer son rôle sur la scène internationale.

Karine Daniel, Secrétaire Fédérale Europe et International.

 
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