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Octobre 2008 : la droite face à ses contradictions
La Fête de la Rose 2008, avec ce beau dimanche ensoleillé de début d'automne, restera dans nos esprits comme un rendez-vous pleinement réussi. En ce dimanche 28 septembre, ce sont plus de 700 militants qui se sont déplacés, certains dès le matin afin d'assister à nos trois ateliers d'autres pour le déjeuner et les prises de parole de l'après midi. Un grand remerciement aux animateurs des différents stands, qu'ils soient restaurateurs, jeunes socialistes ou du City group de Loire-Atlantique. L'ambiance était studieuse et conviviale mais comme l'a souligné François Hollande, le contexte international grave ne pouvait être absent de nos réflexions. Depuis plus d'un an une profonde crise financière secoue la planète. Certains voulaient l'ignorer en pensant qu'elle serait limitée aux USA. C'était "oublier" que notre économie est mondialisée et que, lorsque le coeur du système est touché, c'est l'ensemble qui vacille. Cette crise ne fait que commencer. Elle a été largement sous-estimée par tous les responsables politiques, notamment le gouvernement. A Droite, aujourd'hui, c'est la panique. Et ce ne sont pas les déclarations alarmistes incantatoires de Sarkozy qui y changeront quoi que ce soit. Pour sortir de cette crise, nous avons besoin d'une tout autre politique, mais sûrement pas de celle qui a consisté à créer le paquet fiscal, à supprimer massivement des postes dans les services publics ou à étrangler financièrement les collectivités locales. Cette politique a montré toutes ses limites. Elle a consisté à fragiliser notre économie, précariser le travail, paupériser de nombreux citoyens et vider les caisses de l'Etat, comme le reconnaît F. Fillon. Cette politique, c'est l'échec ! La Droite constate la fragilité de notre économie mais elle refuse toujours de reconnaître ses responsabilités. Sa seule proposition... appeler, sans y croire, à une union nationale sans lendemain pour mener la même politique de casse sociale ! Disons le clairement pour être entendus : nous n'avons pas vocation à être la roue de secours d'une politique de faillite. Notre ambition est tout autre. C'est celle de dessiner un autre projet de société, c'est redonner du sens à la solidarité, c'est tracer un autre chemin. Rien n'est fatal. Beaucoup dépendra des initiatives que l'Europe pourrait prendre. A nous d'être une force de propositions. Reims peut être l'occasion d'un vrai message d'Espoir, d'avenir si nous savons parler à ceux et celles qui seront les plus touchés par cette crise. Voilà le seul enjeu qui mérite toute notre énergie. Alain GRALEPOIS, Premier secrétaire fédéral |