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Juin 2008 : placer l'Europe au coeur de nos débats
À un an des élections Européennes et à six mois de notre congrès, l'occasion nous est donnée d'un bilan de l'action du PSE, et surtout, de dessiner avec nos amis Européens un vrai projet commun. L'échec du Parti Démocrate en Italie, celui des Travaillistes en Angleterre, le nôtre en 2002 comme en 2007 après celui du SPD en Allemagne ou en Autriche devrait nous conduire, tous, non pas à rechercher chacun chez soi les raisons de ces échecs mais plutôt à mettre en commun nos analyses, nos expériences pour reconstruire ensemble la gauche Européenne. Ce nécessaire travail d'élaboration doit déboucher sur un projet commun en 2009. C'est l'objectif du PSE. C'est un objectif que nous partageons et auquel nous voulons participer. Le temps du congrès nous en donne l'occasion. A juste titre, certains craignent après nos défaites de 2002 et de 2007 et nos victoires de 2004 et de 2008 que le PS redevienne la SFIO d'hier : un Parti replié sur ses collectivités mais sans projet national. Le danger peut exister. A nous de nous fixer ensemble une autre ambition, un autre horizon. Construire l'outil qui portera cette perspective, tel est l'enjeu de notre congrès. Cela suppose – cependant – d'adopter une version moins franco-française des questions qui nous sont posées. En serons-nous capables ? Espérons le et travaillons pour, car nous avons beaucoup à apprendre de nos amis Européens, de leurs réussites comme de leurs échecs. Ce sera notre capacité à restituer la situation française dans l'Europe qui nous permettra de comprendre nos difficultés et d'y apporter des réponses adaptées. Voilà – peut-être – une manière plus ouverte pour aborder ce congrès et dépasser les questions de personnes, de pouvoir, ou de candidats pour 2012. Ce qu'attendent nos concitoyens en novembre, ce n'est pas tant de connaître le nom de notre candidat en 2012 mais ce que nous proposons en matière d'emploi, de pouvoir d'achat, de services publics... Ce qu'attendent les Français comme les adhérents du PS, c'est un Parti rassemblé, où chacun met ses compétences au service du collectif pour faire gagner demain la gauche. En serons-nous capables ? J'en suis persuadé. Alain GRALEPOIS, Premier Secrétaire fédéral |