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Soutien à la mobilisation du 19 mars : appel unitaire des partis et organisations de gauche
L'importance des grèves et des manifestations qui ont marqué la journée du 29 janvier a témoigné d'un rejet grandissant et massif des choix politiques du gouvernement Sarkozy-Fillon, et d'une colère légitime face aux vagues actuelles de licenciements et de suppressions d'emplois, dans le privé comme dans le public. Les violences policières qui ont marqué la manifestation nazairienne et les récentes condamnations de travailleurs, de syndicalistes et d'animateurs du mouvement social sont d'une extrême gravité. Ensemble nous l'affirmons : ce n'est pas au monde du travail, à la population de payer la crise ! La journée du 29 janvier a porté clairement ce message et l'exigence d'un changement de cap, notamment sur les questions des salaires, de l'emploi, des services publics. Dans les Antilles, le puissant mouvement de grève a montré que la majorité de la population en a assez des bas salaires, de la précarité, du chômage et des prix élevés. Nous saluons la victoire des Guadeloupéens et des Martiniquais qui ont fait la démonstration qu'on peut gagner sur les salaires et infliger une défaite au gouvernement et au patronat. Il s'agit donc aujourd'hui d'exiger des augmentations substantielles des salaires, des pensions et des minima sociaux en prenant sur les profits ! Car de l'argent il y en a : des milliards sont distribués à ceux-là même qui ont provoqué la crise, les firmes du CAC 40 ont engrangé en 2008 des bénéfices records, 54 milliards d'euros ont été distribués aux actionnaires. L'argent, par milliards d'euros, continue de circuler à sens unique. TOTAL affiche 14 milliards de bénéfice et prétend licencier 600 salarié-e-s. Tout pour les financiers et les patrons, et des miettes pour le monde du travail. Les robinets sont grands ouverts pour éponger les pertes des Caisses d'Epargne et des Banques populaires sur les marchés financiers spéculatifs et financer leur fusion en nommant un PDG sous contrôle de l'Elysée. Ils le sont encore pour renflouer les groupes automobiles en les laissant continuer à licencier alors que pour l'université et la recherche, l'hôpital et la santé, le logement social, les salaires, ils sont fermés. 90.000 chômeurs de plus le mois dernier, 300.000 supplémentaires déjà pronostiqués par les statistiques officielles, pas une semaine sans l'annonce de nouveaux plans de licenciements... Notre département est particulièrement frappé : premiers touchés les salarié-e-s des entreprises d'intérim et des entreprises sous-traitantes et celles et ceux des usines touchées par des vagues de licenciements collectifs et de recours au chômage partiel : Trelleborg, MHS, Béghin-Say, Goss, Manitou, etc. Ce sont des milliers de travailleurs sacrifiés sur l'autel du profit. Ensemble, nous l'affirmons : cela suffit! C'est socialement intolérable et inadmissible. Nous refusons et nous nous opposons à tous ces licenciements, tout comme nous refusons et nous nous opposons aux dizaines de milliers de suppressions de postes dans les services publics. Ensemble, nous apportons notre soutien aux mobilisations
Parce que nous savons que l'unité est une force essentielle face à l'obstination du gouvernement Sarkozy-Fillon et du MEDEF, nous appelons à soutenir et à amplifier ces mobilisations et à tout mettre en oeuvre pour faire du 19 mars une très grande journée de mobilisation pour la défense de l'emploi, des minimas sociaux, des retraites et de tous les salaires, la relance des services et de l'emploi publics, le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques. |