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Après avoir subi un effritement lourd et continu des budgets de l'État depuis 2002, une réforme injuste de l'intermittence, les acteurs culturels font aujourd'hui face à une déstabilisation profonde de leurs activités. L'Etat français se trouve pour la première fois sans doute de son histoire moderne dans une situation où son développement culturel s'apprête à reculer.
Le gouvernement adopte une double stratégie dont les conséquences seraient dévastatrices pour la diversité culturelle. D'une part, il y a une stratégie d'effacement de l'Etat en réduisant de façon lancinante les fonds d'accompagnement particulièrement auprès de la création artistique (dont il est évoqué par Bercy pour 2011 un retrait de trente millions d'euros). D'autre part, le projet de réforme territoriale visant à brider drastiquement les collectivités locales, par la fin de l'autonomie fiscale, la réduction de leurs champs d'intervention (visant notamment la culture liée à la compétence générale) implique l'étranglement des politiques culturelles locales, celles-là même qui aujourd'hui font preuve d'innovation et d'accompagnement des structures locales dont les activités sont souvent les plus fragiles.
La conséquence de ces réformes est simple, c'est la disparition d'un nombre important d'actions artistiques et culturelles. L'effacement d'une action publique pour la culture est un objectif idéologique du gouvernement qui préfère laisser s'installer des initiatives culturelles privées guidées par les lois de l'offre et de la demande, et non par l'objectif de liberté artistique et de conquêtes des publics.
Le 6 mai prochain, trois ans après l'élection de Nicolas Sarkozy, les professionnels de la culture appellent au secours. Face à ce triste bilan et pour éviter qu'il n'empire fortement, le Parti socialiste de Loire-Atlantique apporte son soutien à cette mobilisation et invite les citoyens à la rejoindre.
Alain GRALEPOIS, Premier secrétaire fédéral