Octobre nous a donné deux motifs d'espoir. D'abord le référendum interne du PS où les militants ont exprimé par ce vote leur volonté de changement pour notre parti. C'est un signe fort en faveur du renouvellement des générations et pour une démocratie plus vivante. Ce chantier, nous l'ouvrirons dès les élections régionales passées. Une Convention nationale en juin, après consultation et propositions des militants, sera l'occasion de décider et d'avancer. À chacun d'investir ce grand débat. Nous savons que la droite ne fera rien sur ce terrain, alors à nous de montrer l'exemple...
Le 2e motif d'espoir de ce mois d'octobre fut le succès de la votation citoyenne à propos de la Poste. 50 000 citoyens de notre département y ont participé et ont dit non à la privatisation. C'est un message fort envoyé au gouvernement : les Français sont attachés au service public, ils ne veulent pas du "tout privé" où seule compte la logique financière. Sur cette question aussi les socialistes avec toute la gauche politique, syndicale et associative, doivent continuer à se mobiliser pour faire reculer la droite.
"ÊTRE PRÉSENTS AUX CÔTÉS DES
SALARIÉS, PROPOSER POUR CHANGER
DE POLITIQUE, VOILÀ CE QUE LES
FRANÇAIS ATTENDENT DE NOUS."
À la moitié de son mandat, Sarkozy connait de fortes perturbations, une popularité en baisse, un mécontentement grandissant qui demain pourra se manifester dans les urnes. Être présents aux côtés des salariés, proposer pour changer de politique, voilà ce que les Français attendent de nous. Autour de Martine Aubry, notre parti est à nouveau uni, engagé dans un processus de rénovation, et force de propositions à l'Assemblée nationale. On l'a encore vu récemment sur le scandaleux crédit revolving que la ministre de l'économie a choisi de maintenir alors que nous proposions de le supprimer tant il a fait des dégâts.
Dans les semaines qui viennent, l'essentiel de notre énergie doit se tourner sur la préparation des élections régionales. Le bilan des socialistes dans les régions est bon mais on ne gagne pas que sur un bilan. Nous allons donc présenter aux électeurs un projet dans chaque région pour poursuivre l'action engagée. La droite fera feu de tout bois et ne lésinera pas sur les mensonges. Il faudra rétablir la vérité et mener une campagne de terrain. Nous la mènerons ensemble car nous croyons que la gauche a encore beaucoup à faire dans notre région. La victoire est possible, elle dépend de notre capacité à nous mobiliser et à nous rassembler. À nous d'y contribuer.
Alain GRALEPOIS, Premier secrétaire fédéral