Vous êtes ici : Actualités |  Editos | 
Février 2009 : crise, les réponses des socialistes

Depuis plusieurs mois, une crise financière et économique se développe avec ses conséquences : hausse du chômage et de la précarité, investissements et consommation en panne, chômage technique dans les usines, croissance en baisse. Dans un tel contexte, il faudrait une action vigoureuse pour relancer l'économie, l'emploi et redonner confiance aux Français. C'est l'objectif du plan de relance proposé par Martine Aubry car les milliards "miraculeusement" trouvés à l'automne pour financer les banques n'ont pas eu l'effet escompté.

En cette période difficile, le PS considère que le pouvoir d'achat, l'emploi et l'investissement sont les trois priorités pour une relance économique. Nous avançons des propositions pour sortir du marasme dans lequel nous sommes plongés. La modulation de l'impôt sur les sociétés favoriserait l'investissement productif. La mise en place de structures régionales chargées d'impliquer concrètement les banques dans le soutien aux PME/PMI, en regroupant les représentants des collectivités territoriales, les banques, l'Etat et les représentants des entreprises par bassin d'emploi. Il faudrait aussi abroger le mécanisme de défiscalisation des heures supplémentaires : d'un montant de 5,5 milliards d'euros par an, ce dispositif contribue à l'augmentation du chômage en rendant l'heure supplémentaire moins chère à l'entreprise que l'embauche. Les recettes de l'abandon de ce mécanisme permettraient le financement du manque à gagner des salariés placés d'autorité en chômage technique.

Actuellement nous luttons contre le projet de travail du dimanche et nous demandons par ailleurs l'ouverture rapide d'une négociation salariale. Les exonérations de cotisations sociales seraient subordonnées à la conclusion effective d'accords salariaux. De plus, un substantiel coup de pouce au SMIC, une revalorisation des allocations familiales et la généralisation du chèque transport nous semblent des urgentes nécessités. Comme l'est aussi la remise en cause immédiate de la réduction prévue dans le budget 2009 du nombre de contrats aidés. Un recours plus large à ce type de contrats, pour retrouver les chiffres d'avant 2002notamment les 350 000 emplois jeunes, serait bénéfique. Les socialistes demandent également le gel immédiat de la baisse des effectifs dans la fonction publique : le projet de budget 2009 prévoit la suppression de 30 000 postes de fonctionnaires, c'est le plus gros plan social de ces dernières années !

Nous exigeons dans le même sens le retour aux congés de conversion, abrogés par la majorité actuelle, pour tous les salariés frappés de licenciement dans les entreprises de moins de 1000 salariés, avec maintien de 90% du salaire pendant un an et suivi individualisé pour la reconversion. Enfin, nous nous battons pour la suspension de la réforme de la formation professionnelle, qui revient à détourner à des fins budgétaires les fonds normalement dédiés à la formation des salariés. Le parti socialiste plaide pour une réforme d'ampleur avec la transparence des sources de financement, un temps de formation inversement proportionnel à la formation initiale, l'accent mis sur la reconversion des salariés frappés de restructuration en relation étroite avec les collectivités territoriales.

Voilà quelques propositions socialistes pour sortir solidairement de la crise. Il n'y a pas d'autres voies possibles qu'une politique d'équité et de solidarité pour redonner confiance à une France qui souffre.

Alain GRALEPOIS, Premier secrétaire fédéral

Imprimer Haut de page Fermer