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Septembre 2008 : les deux défis majeurs du PS

En cette rentrée, notre parti est clairement confronté à deux défis majeurs : apporter une réponse crédible aux attentes des Français et réussir son congrès. Ces deux enjeux sont étroitement liés.

Nos concitoyens subissent chaque jour les attaques brutales d'une politique libérale décomplexée. Baisse du pouvoir d'achat, remise en cause du droit du travail, démantèlement de notre modèle social alors que les plus fortunés sont toujours plus privilégiés. Face à un Président qui ose tout, jamais à cours de démagogie ou de coup médiatique, notre pays a besoin d'une opposition solide, d'une gauche forte.

C'est évidemment au PS d'assumer toute sa place et d'être en première ligne pour défendre notre système de solidarité. Nous devons pour cela offrir aux Français une vraie alternative. Si nous ne sommes pas à la hauteur de cette attente des Français, c'est un boulevard que nous laisserons aux extrémistes et au Modem qui se réjouissent des difficultés actuelles du PS.

Pourtant, nos parlementaires sont mobilisés et mènent avec ténacité les combats législatifs à l'Assemblée nationale et au Sénat. Ils dénoncent vigoureusement les contre-réformes gouvernementales et font des propositions. Mais pour autant, ce travail n'est pas suffisamment perçu par les Français. Nous restons pour le moment inaudibles. C'est la raison pour laquelle nous avons le devoir de réussir notre second défi : notre Congrès.

Nous avons la chance de militer dans un parti qui donne toute sa place à la discussion, qui permet très démocratiquement à ses militants de choisir ses représentants. Mais débattre ce n'est pas se déchirer, convaincre ce n'est pas attaquer l'autre. Nous attendons de nos responsables un comportement exemplaire. Exigeons d'eux qu'ils s'engagent dans le congrès avec une ligne claire : le respect et la volonté de construire.

Bien entendu il ne s'agit pas de nier les différences, il s'agit de les assumer, de discuter et de trancher. Tirons le bilan de nos erreurs passées, de nos échecs c'est une démarche saine et nécessaire. Mais n'oublions pas non plus nos réussites électorales aux élections locales et européennes notamment. Nous avons fait gagner la gauche et nous pouvons en être fiers. Parce que nous avons une responsabilité vis à vis des Français, il est impératif que le PS sorte renforcé de cette phase intense de débat interne.

A la lecture des différentes contributions dont chacun a pu prendre connaissance, il existe des convergences fortes, une base solide sur laquelle le PS doit s'appuyer pour avancer. Pour cela, il faut des règles communes, admises et respectées par tous, il faut un cadre de travail collectif et solidaire.

Je reste persuadé, comme de très nombreux responsables et militant(e)s de ce département, que nous pouvons réussir ensemble et relever ces deux défis. Alors, sachons tirer le meilleur de nous même.

Alain GRALEPOIS, Premier secrétaire fédéral

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